UN CARMEL MISSIONNAIRE SÉCULIER
어떻게 당신은 (eotteohge dangsin-eun? Comment allez-vous ?),
C’est par ce quelques mots que prochainement sœur Ana Maria, des « sœurs de Livron » , saluera ces Coréens, membres du carmel missionnaire séculier, venus en pèlerinage sur les pas du père Francisco Palau. Tous les trois ans une délégation coréenne voyage en Europe. Elle est accompagnée par des religieuses carmélites missionnaires coréennes qui ont appris l’espagnol lors de leur formation. Elles permettent ainsi un lien direct avec la communauté de Livron. Ces vingt-deux personnes attendues sont très organisées, elles ont préparé leur voyage et savent tout de l’itinéraire du père Palau. Au dire de sœur Romana, ce sont toujours des rencontres très conviviales et très cordiales. Une soirée est consacrée au chant et à la danse traditionnelle coréenne. Le programme est cependant chargé : visite de la grotte de Livron, de l’ermitage, de la grotte du château de Mondésir où résida le père Palau. La délégation ira ensuite à Lourdes et après à Barcelone. Durant les trois jours passés à Livron, c’est une véritable vie de famille qui s’organise, les Coréens, imprégnés du charisme palautien, se sentent chez eux et sont très libres.
Naissance du carmel missionnaire séculier
C’est une Colombienne qui, au contact depuis de nombreuses années des sœurs carmélites missionnaires, a souhaité vivre plus profondément la spiritualité palautienne et participer aux activités. Cette idée fit son chemin auprès des instances provinciales de la congrégation, puis au cours du chapitre général en 1988. En 1996, le Conseil pontifical pour les laïcs reconnait le carmel missionnaire séculier comme association privée de fidèles laïcs. Elle regroupe des laïcs, hommes et femmes, de toutes nationalités, ils sont aujourd’hui environ six cent. « Les carmes missionnaires séculiers sont en harmonie avec la famille carmélitaine palautienne, dont ils partagent la richesse spirituelle. Leur référence est Jésus-Christ qu’ils suivent selon le charisme et le style de vie du père Francisco Palau». Les carmes séculiers sont engagés dans les activités de leurs paroisses, sur leurs lieux de travail. Beaucoup mènent des actions sociales. Cette branche laïque a toute sa place dans l’organisation générale du carmel missionnaire. Des délégués participent au Chapitre général, aux retraites et sont associés à la réflexion sur la mission.
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| À la découverte de la grotte du château de Mondésir où vécut le père Palau |
En France, le carmel missionnaire séculier démarre. Six personnes vont s’engager prochainement dans le carmel missionnaire séculier, elles viennent des diocèses de Perpignan, Toulouse et Montauban. C’est tout un cheminement qui leur est proposé.
Le cursus de formation mis au point est international, même s’il tient compte des particularités de chacun des pays. Le 15 août prochain aura lieu à Notre-Dame-de-Livron la première rencontre des amis de Francisco Palau. Une première session de formation, reprenant le schéma international, est prévue dès que le groupe sera un peu plus important.
JF Laparre
LE BIENHEUREUX FRANCISCO PALAU
Le père Francisco Palau y Quer est né en 1811, en Catalogne près de Lérida. Doué pour les études, il ira à Lérida compléter sa formation. Ses interrogations à donner un sens à sa vie le conduiront vers une vocation de prêtre diocésain. Une bourse lui permet d’entamer des études ecclésiastiques. Se rendant compte que ce n’est pas sa voie, il entre en octobre 1832 au couvent des Carmes déchaussés de Barcelone. La Première Guerre carliste éclate et les tensions anticléricales montent. Le carmel est pris d’assaut. Il doit s’échapper et ce sera pour lui la fin d’une vie pensée à l’ombre du carmel. Il doit franchir les Pyrénées en 1840. Après deux années passées à Perpignan, il s’installe dans le diocèse de Montauban, à Caylus. Après deux tentatives de fondation, il retourne en Espagne en 1851. Exilé à nouveau, il vit à Ibiza et revient en 1860 sur le continent. Les douze dernières années de sa vie il voit son œuvre prendre corps avec de nombreuses fondations. Il s’éteint à Tarragone le 20 mars 1872.
(Carmel, revue trimestrielle de spiritualité chrétienne, n° 146, décembre 2012) |
Apparu dans le Bulletin Diocésaine du mois de juin 2014

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