
En 1996, le Conseil pontifical pour les laïcs reconnait le carmel missionnaire séculier comme association privée de fidèles laïcs. Elle regroupe des laïcs, hommes et femmes, de toutes nationalités, ils sont aujourd’hui environ six cent. « Les carmes missionnaires séculiers sont en harmonie avec la famille carmélitaine palautienne, dont ils partagent la richesse spirituelle. Leur référence est Jésus-Christ qu’ils suivent selon le charisme et le style de vie du père Francisco Palau». Les carmes séculiers sont engagés dans les activités de leurs paroisses, sur leurs lieux de travail. Beaucoup mènent des actions sociales. Cette branche laïque a toute sa place dans l’organisation générale du carmel missionnaire. Des délégués participent au Chapitre général, aux retraites et sont associés à la réflexion sur la mission.
C’est une Colombienne qui, au contact depuis de nombreuses années des sœurs carmélites missionnaires, a souhaité vivre plus profondément la spiritualité palautienne et participer aux activités. Cette idée fit son chemin auprès des instances provinciales de la congrégation, puis au cours du chapitre général en 1988.
LE BIENHEUREUX FRANCISCO PALAU
Le père Francisco Palau y Quer est né en 1811, en Catalogne près de Lérida. Doué pour les études, il ira à Lérida compléter sa formation. Ses interrogations à donner un sens à sa vie le conduiront vers une vocation de prêtre diocésain. Une bourse lui permet d’entamer des études ecclésiastiques. Se rendant compte que ce n’est pas sa voie, il entre en octobre 1832 au couvent des Carmes déchaussés de Barcelone. La Première Guerre carliste éclate et les tensions anticléricales montent. Le carmel est pris d’assaut. Il doit s’échapper et ce sera pour lui la fin d’une vie pensée à l’ombre du carmel. Il doit franchir les Pyrénées en 1840. Après deux années passées à Perpignan, il s’installe dans le diocèse de Montauban, à Caylus. Après deux tentatives de fondation, il retourne en Espagne en 1851. Exilé à nouveau, il vit à Ibiza et revient en 1860 sur le continent. Les douze dernières années de sa vie il voit son œuvre prendre corps avec de nombreuses fondations. Il s’éteint à Tarragone le 20 mars 1872.
(Carmel, revue trimestrielle de spiritualité chrétienne, n° 146, décembre 2012) |
Apparu dans le Bulletin Diocésaine du mois de juin 2014 - JF Laparre


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