Le frère carme, Stéphane Marie, interviendra sur le thème « L'expérience mariale de Thérèse d'Avila ».
À la suite des fondateurs de l’Ordre, Thérèse d’Avila voit en Marie « la Mère et la Souveraine de
l’Ordre carmélite comme modèle d’oraison et d’abnégation dans le pèlerinage de
la foi, elle qui a le cœur et l’esprit tendus pour accueillir et contempler la
Parole de Dieu, … s’unit dans l’amour, la souffrance et la joie au mystère
pascal du Christ. » Avec son attention à la relation entre « Marie et
la Sainte Humanité du Christ », elle apparaît comme une parfaite héritière
de la tradition mariale de l’Ordre, mais Thérèse lui donne une impulsion
nouvelle.
Elle étend sa contemplation de la Sainte Humanité du Christ à l’ensemble de
la Sainte Famille et associe Marie et Joseph dans un même culte. Elle voit en
Saint Joseph l’humble serviteur du Christ et de sa Mère, un modèle de communion
priant avec Jésus et le protecteur très prévoyant de l’Ordre.
Elle place presque toutes ses fondations sous son patronage et se trouve
ainsi à l’origine du culte de Saint Joseph dans l’Église. Elle met
parallèlement en valeur l’enfance de Jésus, cette période cachée de la vie du
Sauveur où il était soumis à Marie et à Joseph, grandissant en sagesse, en
taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes (cf. Lc.2, 51s).
Il s’agit d’accéder ainsi peu à peu à la confiance filiale envers Dieu
reconnu comme le Père véritable de Jésus et notre Père. L’intuition
sous-jacente à cette attitude spirituelle est que nous pouvons nous associer
par la foi aux étapes de la croissance humaine de Jésus pour parvenir avec lui
à la stature de l’homme parfait devant Dieu. La Vierge Marie a su reconnaître
dans la vie de son Fils la Parole que Dieu lui adressait et elle y a consenti
jusqu’au bout.
La consécration à Marie nous ouvre à cet accueil de la Parole de Dieu
depuis sa conception dans le sein de la Vierge jusqu’à sa mort sur la Croix. La
possibilité de cet accueil repose sur le lien profond existant entre
« Marie et la Sainte Humanité du Christ. »
Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie;
Qui a Dieu ne manque de rien.
Que
rien ne te trouble, que rien ne t’effraie;
Seul Dieu suffit.
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