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HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

22 août 2015

L’Exorciste de Livron...

Mai 1843 : un Ermite d’origine catalane s’est isolé aux alentours du sanctuaire marial de Notre-Dame-de-Livron, situé entre Limogne-en-Quercy et Caylus, à proximité de Saint-Projet. Sa présence ne passe pas inaperçue. Les gens du pays évoquent l’aspect singulier de ce moine dont la foi brûle magnifiquement sous des apparences austères et froides.Selon la rumeur, cet homme de Dieu guérit les malades, chasse l’esprit malin des âmes fragiles, préserve les plus humbles contre les vilenies de sorcellerie… autant de grâces et d’atouts envoyés par le ciel qui vont aviver sa popularité. De jour en jour, croyants affligés, curieux ou incrédules lui rendent visite. Les églises paroissiales sont désertées. Le vicaire de Caylus porte plainte auprès de l’évêché de Montauban, pour concurrence déloyale. Qui est le trublion de Livron ?

L’exil dans les causses de Caylus

Il s’appelle François Palau Y Quer, né le 29 décembre 1811, à proximité de Aytona, bourg catalan de la province de Lérida, en Espagne. Venu au monde dans une famille miséreuse, François Palau entra, à 17 ans, au séminaire de Lérida, avant de poursuivre des études théologiques au Carmel de Barcelone.Dans une Espagne meurtrie par la guerre de Sept Ans et la révolution carliste, l’incendie de Barcelone, le 25 juillet 1835, fut un tragique événement dans l’Histoire du pays. Son couvent incendié par les révolutionnaires, François Palau, arrêté, fut conduit au cachot de la Citadelle, malmené par les houspilleurs vociférant la haine. Quelque temps plus tard, le gouvernement espagnol décréta la liberté des religieux, sans leur permettre de vie de communauté.Exilé en France, en passant la frontière à Prats-de-Mollo, Palau fut arrêté par la police française et comparut devant le sous-préfet de Céret : il fut classé parmi les réfugiés. A cette époque là, le pape Grégoire XVI prononça une allocution dans laquelle il se plaignait du gouvernement de Madrid. Il fit mention des décrets contre l’Église d’Espagne. Son discours imprimé en latin fut traduit en catalan à Toulouse, au lieu-dit Imprimerie Manvint, en 1841, par les soins des légitimistes français pour les réfugiés espagnols. Cette version catalane parvint au Père Palau affecté au diocèse de Montauban. Il y resta neuf ans, de 1842 à 1851, plus précisément aux environs de Caylus, aux limites du Tarn-et-Garonne et du Lot.

Au château Mondésir

Le carme espagnol séjourna au château ancestral de Mondésir, bâti sur un plateau rocheux, à deux kilomètres de Caylus. La demeure de style Renaissance appartenait à la famille de Cahuzac de Serres. Parmi ses occupants, on relevait la présence de la comtesse de Cahuzac, née d’Hautpoul, sœur de l’évêque de Cahors et du marquis et général d’Hautpoul, du vicomte de Serres, mais aussi d’une jeune veuve, Mme de Lagardelle souvent accompagnée de la poétesse tarnaise Eugénie de Guérin.L’appui de la noblesse locale à François Palau lui fut indispensable, en raison des tollés lancés par le prélat de Caylus à l’encontre du missionnaire.Car, de toute évidence, l’existence d’un religieux atypique, levé de bon matin et affairé tout le jour entre ses oraisons multiples et ses bonnes actions, semait des ardeurs mystiques dans son entourage.

Une messe dans les grottes

Tout près du château de Mondésir, se dissimulaient les grottes dites de la Sainte-Croix, où le Père célébrait la messe à 9 heures. Une grande croix taillée dans un arbre offert par le vicomte fut plantée à l’entrée. Dans la cavité rocheuse, il rédigea en latin un ouvrage volumineux, imprimé à Montauban, en 1843, relatif aux concepts théologiques de l’Église. On lui attribua des dons de thaumaturge et on lui amena des malades dans différentes grottes, dont l’une d’entre elles surplombait le sanctuaire de Livron. L’ermite était devenu l’oracle des causses de Caylus. Cette période de popularité l’incita à créer deux communautés religieuses, de style carmélitain et érémitique :
  • un groupe masculin dans les grottes de la Sainte-Croix
  • et le groupe féminin dans une aile du château de Mondésir.
Enfin fut fondé un ermitage, en présence de Thérésiennes ou des gardiennes de Notre-Dame-de-Livron. Le 22 mai 1848, les gendarmes de Caylus reçurent l’ordre d’arrêter tous les Frères en costume religieux, en dehors de leur ermitage. Mais le Père Palau se rendit compte que l’évêque de Montauban ne l’admettait plus sur son territoire et désapprouvait ses procédés de guérisons prodigieuses. L’exil en Tarn-et-Garonne sonnait le glas. François Palau Y Quer

Les exorcismes

De retour à Barcelone, en avril 1851, le Père carme fut accusé parmi les conservateurs de soulever la classe ouvrière contre le gouvernement, en soutenant les exclus de la société espagnole. Mis en résidence forcée à l’île d’Ibiza, de 1854 à 1860, le Père Palau dut son salut à la Prieure des carmélites de Barcelone, cousine de la reine Isabelle II. Il apprit que sa cause était passée au Ministère de la Guerre dont dépendait le gouvernement général de la Catalogne et que son innocence avait été reconnue.Le 15 juillet 1860, le décret royal signé par la reine lui accorda sa pleine et absolue liberté. Durant les douze dernières années de sa vie, entre les prédications et les problèmes de ses fondations, le Père Palau se consacra à des tâches absorbantes et délicates qui annonçaient des difficultés avec les autorités civiles et ecclésiastiques.Le Pape encouragea les missions du Père Palau, mais passa sous silence les exorcismes que le Carme avait situés dans son apostolat. En 1868, il lança un hebdomadaire, El Ermitaño, où il évoquait les possessions diaboliques. Sa publication se répandit très vite en Catalogne.Lorsque le Père Palau se rendit à Rome le 20 février 1870, pour l’ouverture du Concile de Vatican I, il fut reçu en audience privée par le pape Pie IX. La conversation porta sur les atteintes du démon dans la vie courante répertoriée dans le schéma « De Doctrina Catholica ». Le Carme lui fit des prédictions sur l’avenir de l’Église jusqu’au début du XXe siècle.De retour à Barcelone, le Père Palau apprit la mort de son évêque pendant le Concile, remplacé par un vicaire capitulaire qui destitua, sans avoir consulté personne, le missionnaire apostolique. Le Père Palau se soumit à l’autorité ecclésiastique. Le 29 octobre 1870, les gendarmes réquisitionnèrent son monastère, firent prisonniers 22 femmes et 17 hommes, les entassèrent sur des charrettes pour les conduire, le Père Palau, en tête, comme principal accusé, à la prison publique de Barcelone. Son procès fut retentissant. Les témoins démentirent formellement l’accusation de médecine illégale. Le verdict des jurés innocenta le religieux remis en liberté.La sentence finale déclarée favorable fut confirmée en Audience Territoriale, le 15 mars 1872, cinq jours avant la mort du vénéré fondateur.

En 1988, Jean-Paul II béatifie l’ermite de Livron

Cent ans plus tard, en avril 1988, le pape Jean-Paul II béatifia le Père Palau Y Quer, devenu Bienheureux dans l’église catholique.Le Père Palau a été le témoin le plus éloquent du Christ ressuscité, en terre quercynoise, par son inclination naturelle à l’ermitage. Il fallait que, dans la piété du Père Palau, les disciples, ses successeurs, apprissent à relire ses ouvrages pour saisir la portée de sa vocation, témoignage historique de grande valeur, constituant une authentique théologie.Pour l’anecdote, la poétesse Eugénie de Guérin qui venait en séjour au château de Mondésir, chez la Comtesse de Cahuzac, écrit, le 5 octobre 1844, à sa sœur : « J’ai vu l’ermite et je t’assure que celui-ci est d’une hauteur inaccessible. C’est un être bien extraordinaire. Il m’a étonné par son esprit, son imagination, et je ne sais quoi qui impressionne inexplicablement ».On peut admirer la sainte solitude de Paul Giustiniani, dans l’Italie du XVIe siècle, l’austère intelligence et la piété de l’abbé de Rancé, par rapport à Cîteaux, l’humilité de Dom Innocent Le Masson, à l’égard des Chartreux, mais nous sommes persuadés que la sauvegarde de l’église catholique espagnole est due en grande partie au XIXe siècle au « Saint Ermite de Livron », bienfaiteur de l’humanité.
Pour accéder à la grotte de l’ermite, prendre les escaliers en amont du sanctuaire de Livron, à l’opposé du Chemin de Croix.
Michel Palis - http://www.laviequercynoise.fr/

11 août 2015

Faire sonner les cloches le 15 août pour les chrétiens d’Orient : l’appel de l’archevêque d’Alep et de Mgr Barbarin

"J’espère que toutes les églises de France vont répondre à cet appel", confie Monseigneur Jeanbart, évêque d'Alep, en Syrie,devant les caméras du Figaro.fr. En compagnie de Monseigneur Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, il appelle toutes les paroisses de France à sonner les cloches le 15 août prochain pour les chrétiens d'Orient. Un mot clé dédié, un hashtag, vient par ailleurs de faire son apparition sur les réseaux sociaux : chacun peut appeler son diocèse à faire sonner les cloches de églises le 15 aout à 12h pour les chrétiens d'Orient. 

Suite à ce message et au lancement de ce hashtag, la liste des diocèses français qui feront résonner les cloches pour les chrétiens d’Orient s'allonge : Avignon, Bayonne Lescar Oloron, Digne, Dijon, Gap, Lyon, Le Mans, Nancy, Toulon, Vannes... À Créteil également, comme dans tout le diocèse, les cloches de la première cathédrale du XXIe siècle résonneront le 15 août prochain. À cela s’ajoutent tous les diocèses belges aindi que le diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, en Suisse.

Début août, nous nous faisons l'écho de l'appel lancé par des fidèles à se rassembler sur les parvis de leurs églises le 15 août, à midi, afin de manifester leur soutien fraternel aux chrétiens d’Orient en proie aux pires persécutions du fait de leur foi. Fréjus-Toulon, Gap et Embrun, Bayonne, Avignon, Ajaccio, et maintenant Digne et Nancy... Sept évêques avaient déjà décidé que les cloches sonneront dans toutes les églises de leur diocèse le samedi 15 août 2015. Et la mobilisation se répand.

La fête de l’Assomption, fête du diocèse

"La fête de l’Assomption c’est la fête du diocèse, à Alep, confie Mgr Jeanbart. Alors, que vous sonniez les cloches en France ce jour là donnera un signe à vos frères en Orient, que vous ne les oubliez pas." "Quand je les écoute, je sens que leur grand désir est de rester dans leur pays, souligne Mgr Barbarin, qui s’est rendu à plusieurs reprises ces derniers mois en Irak.  Peut être que ce son des cloches le 15 août à midi dans toutes lees églises et tous les sanctuaires serait comme un bon rappel à la prière, à l’amitié à la fraternité à ces frères qui nous sont très chers depuis des siècles."

Un an après la chute de la plaine de Ninive

Cette initiative intervient pile un an après les événements dramatiques dès le 7 août 2014 : la chute de Mossoul, puis de Qaraqosh et de toute la plaine de Ninive. L’exode massif des chrétiens sur les routes et le massacre des yézidis au mont Sinjar qui, enfin, finissait par faire réagir l’opinion publique internationale. Mais, un an après, "en Irak, pas un seul millimètre carré n’a été libéré dans les zones de peuplement chrétien", soulignait il y a quelques jours Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l'Œuvre d'Orient.

Lancée par Mgr Dominique Rey évêque de Fréjus-Toulon, l’appel à ce que toutes les cloches de France résonnent le 15 août a d’ores et déjà été relayé par quelques autres évêques, ainsi que par l’Église catholique en France.  "Il s’agit d’un geste de prière, de solidarité, de paix et de foi, explique Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon. Nous croyons qu’il peut avoir un vrai impact." Parfois, il suffit d'un signe pour tout changer...

Marie qui fait tomber les murs

Pourquoi avoir choisi cette date du 15 août ? D’abord parce qu’elle coïncide quasiment jour pour avec les événements dramatiques vécus par les chrétiens d’Irak. Mais c’est surtout le jour de la fête de l’Assomption que les cloches sonneront à midi et les chrétiens comme toutes les "personnes de bonne volonté" seront invités à se rassembler sur les parvis de leurs églises pour se recueillir silencieusement pendant quelques minutes avant de prier la Vierge Marie pour la paix dans la région.

1 août 2015

Retraite du samedi: "La Mission" ...

Développement : Dieu est à l'œuvre dans le monde et Il veut que chaque chrétien Le rejoigne dans cette œuvre d’édification du Royaume. Cette tâche se nomme “mission” et fait participer le baptisé autant au service de l’Église qu’à celui du monde. Ainsi donc, la mission est une “charge”, une “dignité”, une “responsabilité”, un “envoi”, un “impératif” à la fois partagé(s) par tous les membres du Corps du Christ et spécifique(s) à chacun d’entre eux.
Quel est le fondement de cette mission, les joies, les difficultés, les limites, les approfondissements… etc…, c’est ce que nous verrons au cours d’un partage biblique marquant la fin de notre retraite.

Texte d’appui : Luc 10, 1-12 & 17-24 : Jésus envoie 72 disciples en mission et Se réjouit à leur retour.

31 juil. 2015

La Retraite à LIVRON continue ...

Mercredi : LA PRIÈRE
Développement : Parce que Dieu n’est pas “que” Créateur, mais aussi perpétuel “Re-créateur”, Il entre en relation avec l'univers et les hommes dans l’Alliance. Et chaque être humain non seulement peut être particulièrement sensible à ce que Dieu veut communiquer, mais surtout, il a encore quelque chose de plus que tout autre créature : il peut s'adresser à Dieu, pour comprendre, approfondir, intérioriser, déployer l’Alliance que Dieu lui propose. La prière est certainement le biais le plus simple –mais aussi paradoxalement : le plus difficile !– établissant un échange, une relation, entre Dieu et l'être humain, et entre l'être humain et son Dieu. Aujourd’hui, nous verrons que si la prière est parfois quelque chose que l'on dit à Dieu, elle est aussi –et peut-être d'abord !– une façon de se placer devant Dieu, dans le silence, dans l'attente, dans la confiance, dans la révolte, en se posant des questions.
Texte d’appui : Luc 11, 1-13 : Jésus enseigne comment prier en vérité.

Jeudi : CHARITÉ ET SERVICE
Développement : “Dieu est amour [de charité] ; et celui qui demeure dans l’amour [de charité] demeure en Dieu et Dieu en lui” (1 Jn 4, 16)  ou encore “Par dessus tout, revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection” (Col 3, 14). Nous voilà instruits ! La perfection chrétienne, selon le témoignage de toute l’Écriture, consiste spécialement dans la charité qui correspond au précepte suprême, celui de l’amour de Dieu, qui unit le fidèle à Celui-Ci. En effet, la charité peut se définir –en première instance– comme cet amour du Très-Haut pour chaque homme et pour toute l'humanité. Elle est donc d’abord un amour “vertical”, transcendant, fondant en conséquence tout amour humain. Aujourd’hui, nous verrons comment en parlant de “charité”, le chrétien place le lien spirituel transcendant au fondement du lien social qui le lie à tous les hommes : 1°] l'amour de charité est placé comme étant d'abord reçu de Dieu ; et 2°] c'est à partir de ce don, de ce fondement spirituel que chaque croyant est conduit à aimer en actes tous ses frères.
Texte d’appui : Jean 13, 1-17 : Jésus lave les pieds de Ses disciples.

Vendredi : L’ABANDON à LA PROVIDENCE
Développement : Ayant confié la Création et les hommes les uns aux autres, Dieu ne décide pas Lui-même de tout ce qui nous arrive, mais Il agit avec sagesse et bonté par tout évènement, tout instrument auprès de chacune de Ses créatures… Tout dit quelque chose de la part de Dieu, car en Lui, rien ne se perd, voire : tout tend à une forme de perfection : “Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.” (Rm 8, 28). Voilà pourquoi la foi en un Dieu provident impose de sortir de soi pour aller vers plus grand que soi, s’interroger sur son existence, chercher la vérité, s’ouvrir à un mystère… bref à s’abandonner à Sa Providence, pour reconnaître la volonté du Seigneur en tout événement.
Nous avons vu, depuis le début de la semaine combien l’amour pour Dieu (jours 2 à 4) et l’amour pour le prochain (jour 5) importent dans la vie du croyant : ce même amour un peu l’un des “pieds” de notre vie de foi. Aujourd’hui, nous aborderons l’autre “pied” de cette vie spirituelle : l’abandon. En effet, parce que nous reconnaissons la Sagesse et la Bonté de Dieu, nous sommes tous appelés à nous en remettre à Sa Providence : nous abandonner à Celle-ci, en toutes choses, pour l'âme et le corps, à condition d'accomplir nos devoirs quotidiens, et en nous rappelant que, si nous sommes fidèle dans les petites choses, nous obtiendrons la Grâce pour l'être aussi dans les grandes !
Texte d’appui : Matthieu 6, 24-34 : Jésus enseigne la confiance à Ses disciples.

28 juil. 2015

"Convertissez-vous !"…

Et voici que le message inlassablement transmis par tous les prophètes bibliques parvient aussi aux chrétiens pour orienter et réorienter en permanence leur vie. 

Revenir à Dieu ? Faire retour à Sa volonté et à la voie qu’Il trace ? Quitter les chemins de l’égarement ? Ce n’est pas un programme que le chrétien pourrait se donner à lui-même ; mais c’est plutôt une invitation qui lui est adressée par le Dieu de l’Alliance. 

À partir de la Bible, de sa vie de prière, des sacrements qu’il reçoit, des enseignements de l’Église et de la Tradition… etc. le croyant bénéficie d’un message renouvelé d’humble réalisme ouvrant sur une décisive espérance : il reconnait que certes, il est marqué par une nature blessée –et partant, qu’il est pécheur, mais surtout qu’il peut continuellement, puisque Dieu le veut, quitter la voie du péché et reprendre le chemin de Dieu. 

Ainsi donc, dans l’expérience chrétienne, le mot “conversion” souligne son aspect de retournement ou de repentir, son caractère concret (avouer ses fautes, changer de vie, signifier la réorientation de la vie par le jeûne, la prière et l’aumône) et son besoin de retrouver sans cesse sa source ou son essentiel… 

Les portes de la conversion sont "toujours ouvertes" : aujourd’hui, nous les franchissons !

Texte d’appui : 
Luc 19, 1-10 : Jésus rencontre Zachée et veut “demeurer chez lui”.

Acte d’offrande à l’Amour Miséricordieux :
Offrande de moi-même comme victime d’Holocauste à l’Amour Miséricordieux du Bon Dieu :
O mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande ô mon Dieu ! d’être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m’avez aimée, jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Coeur brûlant d’Amour.
Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! L’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle nous a dit : »Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous le donnera! » Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs; je le sais ô mon Dieu! plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon coeur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-puissant ?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie…
Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse, je tombe quelquefois, qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même…
Je vous remercie ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion…
Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Coeur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.
Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes oeuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien Aimé !…
A vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous…  Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu !…
Que ce Martyre après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour…
Je veux, ô mon Bien Aimé, à chaque battement de mon coeur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel!…

27 juil. 2015

"Fais à nouveau de moi un guetteur"

Il arrive parfois, que la flamme de notre baptême baisse ou vacille. Or l’appel de Jésus –à chaque chrétien– d’être un veilleur, un guetteur…, cet appel reste d’une grande actualité en ces temps que nous vivons. Et la réponse que nous apportons recouvre bien des aspects de notre engagement :

• Aspect religieux : vigilance pour ne pas perdre notre identité chrétienne face aux fausses apparences de religiosité ;
• Aspect moral : vigilance pour ne pas hypothéquer les vérités de l’Évangile face aux opinions assez répandues et à certaines pratiques ;
• Aspect d’engagement dans la cité : vigilance pour ne pas se laisser endormir par des choix politiques propagandistes en sacrifiant notre Credo ;
• Aspect de charité : vigilance du serviteur ou de la servante, que nous sommes, pour que, au retour du maître, il trouve non pas le tapage, la désolation et la mort dans notre cœur, mais l’ordre, la joie et la vie

Aujourd’hui, nous verrons comment maintenir notre communion avec Le Seigneur Jésus-Christ, par un véritable attachement où Son Esprit Lui-même entretiendra le “feu divin” propre à chaque baptisé, en vue de faire de celui-ci un témoin hardi, prompt et actif.

Texte d’appui :
Matthieu 25, 1-13 : la parabole des dix jeunes filles.

D'après Hilarion Le Grand (c. 342 -391): 
Dès mon enfance, tu as déposé sur mon âme ta lumière, cette source de vie à rayonner pour tous.

Et pourtant aujourd'hui, une partie de cette lumière est figée, paralysée, gisant au fond de moi comme pierre de marbre.

Alors, en ce temps de retraite, je me tiens devant toi dans l’espérance que tu ranimeras la flamme de mon baptême : je voudrais seulement que tu m’aides, Seigneur, à redonner son mouvement à Ta lumière dans ma vie.

Ce désir de toi qui a résisté à la traversée de tout mon temps... Prends-le. Je sais ce que tu peux faire avec peu. Alors, viens réveiller la part de mon cœur qui s’est alourdie ; viens secouer la torpeur spirituelle qui a saisi une partie de mon âme.

Donne-moi d’écouter à nouveau les murmures de Ton Esprit qui en moi prie, veille et espère.

Seigneur, ravive mon attente, rajeunis  la vigilance active de ma foi afin que je m’engage partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.

Seigneur, en ce temps de retraite, fais à nouveau de moi un guetteur qui prépare et qui hâte l’avènement et le triomphe ultime de Ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.

26 juil. 2015

"Que mes jours deviennent Tes jours"


Chacune des journées de ma vie quotidienne, Seigneur, est ta journée :
Journée de ta grâce, journée de ton amour.
Ainsi, Seigneur, il me faut à la fois vivre chacune de mes journées et l’accepter comme ta journée.

Mais par quels moyens, mes journées humaines
Peuvent-elles devenir tes journées ?
Toi seul, ô mon Dieu, tu peux me fournir ce moyen.
Ni la crainte, ni aucune puissance de l’âme, ni même la mort ne m’éviteront de me perdre dans les choses du monde ;
Seul ton amour me libérera :
L’amour pour toi, l’unique but de toutes choses,
L’amour pour Toi, qui te suffis à toi-même et qui seul peux combler nos désirs….

En t’aimant, je retrouve ce qui était perdu ;
Tout redevient chant de louange et d’action de grâces à l’adresse de ton infinie majesté.
Ce qui était divisé, ton amour le ramène à l’unité ;
Ce qui était répandu, tu le ramasses en Toi ;
Ce qui était devenu purement extérieur, ton amour le fait rentrer
« à l’intérieur ».

Mais cet amour qui accepte la vie quotidienne telle qu’elle se présente, qui transforme pourtant chacune de mes journées humaines en une journée de grâce pour la faire aboutir à Toi,
Cet amour, Toi seul tu peux m’en faire don.

Je n’ai qu’une prière à balbutier :
Accorde-moi le don le plus banal et le plus merveilleux qui soit :
Touche mon cœur par ta grâce, accorde-moi ton amour.

Permets qu’en usant des choses de ce monde, dans la joie ou la douleur,
J’arrive à travers elles, à te comprendre et à t’aimer…
Afin qu’un jour, toutes mes journées aboutissent
A l’unique jour de ta vie éternelle.

Karl Rahner

S’ouvre une retraite à Livron...

MARCHER ET PRIER ... 
“Venez à l’écart et reposez-vous un peu”, disait Jésus à Ses disciples. Voici que s’ouvre –pour les participants– une retraite spirituelle, qui est une mise à l’écart pour se ressourcer dans la prière, la Parole de Dieu, le silence. 

Chacun est invité à “laisser tomber” ses activités habituelles, à faire une rupture dans son rythme de vie ordinaire pour se mettre en présence de Dieu, être là, avec Lui, sans plus, et pour goûter Sa Présence.

Se reposer, lâcher son stress, se re-poser, se dé-poser. Les jours qui s’ouvrent devant nous seront peut-être aussi l’occasion de faire une “relecture de vie”, afin d’y déceler la manière, les moments, les lieux où Dieu S’est rendu présent à nous, où Il nous a plus particulièrement fait don de Sa grâce.

Texte d’appui :
Premier Livre des Rois 19, 7-14 : Dieu redonne du courage à Élie en Se manifestant dans une “brise légère”.

07 Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange, car il est long, le chemin qui te reste. »
08 Élie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.
09 Là, il entra dans une caverne et y passa la nuit. Et voici que la parole du Seigneur lui fut adressée. Il lui dit : « Que fais-tu là, Élie ? »
10 Il répondit : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de l’univers. Les fils d’Israël ont abandonné ton Alliance, renversé tes autels, et tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis le seul à être resté et ils cherchent à prendre ma vie. »
11 Le Seigneur dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;
12 et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère.
13 Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? »
14 Il répondit : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de l’univers. Les fils d’Israël ont abandonné ton Alliance, renversé tes autels, et tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis le seul à être resté et ils cherchent à prendre ma vie. »

5 mai 2015

1 mai 2015

«L’expérience mariale de Thérèse d’Avila»

Le 4 mai 2015 de 9h30 à 17h00
Le frère carme, Stéphane Marie, interviendra sur le thème « L'expérience mariale de Thérèse d'Avila ».

À la suite des fondateurs de l’Ordre, Thérèse d’Avila  voit en Marie « la Mère et la Souveraine de l’Ordre carmélite comme modèle d’oraison et d’abnégation dans le pèlerinage de la foi, elle qui a le cœur et l’esprit tendus pour accueillir et contempler la Parole de Dieu, … s’unit dans l’amour, la souffrance et la joie au mystère pascal du Christ. » Avec son attention à la relation entre « Marie et la Sainte Humanité du Christ », elle apparaît comme une parfaite héritière de la tradition mariale de l’Ordre, mais Thérèse lui donne une impulsion nouvelle.

Elle étend sa contemplation de la Sainte Humanité du Christ à l’ensemble de la Sainte Famille et associe Marie et Joseph dans un même culte. Elle voit en Saint Joseph l’humble serviteur du Christ et de sa Mère, un modèle de communion priant avec Jésus et le protecteur très prévoyant de l’Ordre.

Elle place presque toutes ses fondations sous son patronage et se trouve ainsi à l’origine du culte de Saint Joseph dans l’Église. Elle met parallèlement en valeur l’enfance de Jésus, cette période cachée de la vie du Sauveur où il était soumis à Marie et à Joseph, grandissant en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes (cf. Lc.2, 51s).

Cette contemplation de Jésus Enfant a pour but de nous aider à grandir dans la grâce de l’enfance spirituelle vécue par Jésus, en le suivant dans son obéissance confiante envers Marie et Joseph.

Il s’agit d’accéder ainsi peu à peu à la confiance filiale envers Dieu reconnu comme le Père véritable de Jésus et notre Père. L’intuition sous-jacente à cette attitude spirituelle est que nous pouvons nous associer par la foi aux étapes de la croissance humaine de Jésus pour parvenir avec lui à la stature de l’homme parfait devant Dieu. La Vierge Marie a su reconnaître dans la vie de son Fils la Parole que Dieu lui adressait et elle y a consenti jusqu’au bout.

La consécration à Marie nous ouvre à cet accueil de la Parole de Dieu depuis sa conception dans le sein de la Vierge jusqu’à sa mort sur la Croix. La possibilité de cet accueil repose sur le lien profond existant entre « Marie et la Sainte Humanité du Christ. »

Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie;
Qui a Dieu ne manque de rien.
Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie;
Seul Dieu suffit.


25 mars 2015

Annonciation du Seigneur !

Avec Marie « réjouis-toi, mon âme, puisque quelqu’un aime ton Dieu comme Il le mérite… Tu peux lui demander de t’aider à contribuer pour ta petite part à ce que son Nom soit béni, afin que tu puisses dire en vérité : ‘Mon âme exalte et loue le Seigneur.’ » (Exclamation 7)

« Marie dit alors : ‘Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta Parole. » Luc 1,38

24 mars 2015

Oraison mondiale pour la paix le 26/03 en l’honneur de Sainte Thérèse!

Pour célébrer le 5° centenaire de la naissance de sainte Thérèse d’Avila, le Supérieur Général des carmes demande à tout l’Ordre des Carmes Déchaux et à ceux qui le souhaitent de s’unir pour une heure de prière silencieuse mondiale pour la paix.
Le pape François ouvrira lui-même cette commémoration jeudi 26 mars 2015 à 06h00 du matin. Vous êtes invités à prendre part à cette initiative (dans les chapelles du pères carmes ou bien chez vous), ne serait-ce que quelques instants entre le 26 et le 28 mars, jour anniversaire de la naissance de Thérèse. Voici les horaires de l’oraison dans nos couvents :
  • Couvent de Lille : vendredi 27 mars au soir à la chapelle de semaine des Carmes au 123 rue Royale Lille. Vêpres 18h15. Oraison de 18h30 à 19h30.
  • Couvent de Paris : jeudi 26 mars, oraison de 7h à 8h et  de 18h15 à 19h15
  • Couvent d’Avon : jeudi 26 mars, oraison de 18h30 à 19h30

5 janv. 2015

Halte Spirituelle janvier: "Aller aux périphérie de notre existence" ...

Il nous faut sortir vers les périphéries de l’existence, là où l’existence des personnes est mise au rebut, là où se trouvent les pauvres, les prisonniers, les malades, Ceux qui n’ont rien de rien. Nous savons bien  que nous sommes dans un système mondain et paganisé : il y a ceux qui ont leur place et ceux qui sont de trop ; ceux qui ne conviennent pas au système sont de trop, et ceux qui sont de trop sont mis au rebut. Voilà où se trouvent les frontières existentielleset voilà où il nous faut aller. Non pas vers ceux qui vont bien, qui ont tout ce qu’il faut, ceux auxquels il ne manque rien, mais vers les limites de l’existence ». Aller à la recherche de ce qui est perdu,de celui qui est perdu, qui se perd…. n’est-ce pas se glisser dans les pas de Christ ? C’est Jésus-Christ lui-même qui,  de l’intérieur de nous-mêmes, nous pousse. Évangéliser implique un zèle apostoliqueL’Église est appelée à sortir d’elle-même et à aller vers les périphéries, pas seulement géographiques, mais également celles de l’existence : celles du mystère du péché, de la souffrance, de l’injustice, celles de l’ignorance et de l’absence de foi, celles de la pensée, celles de toutes les formes de misère. Quand l’Église ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle devient autoréférentielle et alors elle tombe malade… Parfois, je pense que Jésus frappe de l’intérieur, pour que nous le laissions sortir. L’Église autoréférentielle veut retenir Jésus-Christ à l’intérieur d’elle-même et elle ne le laisse pas sortir. L’Église, quand elle est autoréférentielle, sans s’en rendre compte, croit posséder une lumière qui lui est propre ; elle cesse d’être le mysterium lunæ et provoque ce mal si grave qu’est la mondanité spirituelle… Pour simplifier, il y a deux images de l’Église : l’Église évangélisatrice qui sort d’elle-même, l’Église qui écoute religieusement et qui proclame fidèlement la Parole de Dieu; ou bien l’Église mondaine, qui vit en elle-même, par elle-même, pour elle-même. Cela doit éclairer les possibles changements et réformes à réaliser pour le salut des âmes. Nous avons besoin des hommes et de femmes qui, à travers la contemplation de Jésus-Christ et l’adoration de Jésus-Christ, aide l’Église à sortir d’elle-même et à aller vers les périphéries de l’existence ; qui l’aident à être la mère féconde qui vit  «de la douce et réconfortante joie d’évangéliser ».(Papa François, 9 mars 2013)