Jésus étendit la main, toucha le lépreux et lui dit :
« Je le veux, sois purifié ! »
À l'instant, il fut purifié
de sa lèpre.
« Je le veux, sois purifié ! »
À l'instant, il fut purifié
de sa lèpre.
Évangile
selon saint Matthieu,
chapitre 8, verset 3
chapitre 8, verset 3
Dans sa chambre, un enfant est fiévreux.
Sa sœur s'approche de lui, et d'un geste brusque, il la met à distance. La main
posée sur le front, sa mère, elle, s’inquiète de son état. Son geste est
douceur, elle effleure et comprend tout. Le geste n'est pas magique, et
pourtant la relation est apaisante : quelle paix dans cette main !
Un autre met-il la main sur moi ? Voilà bien souvent la première crainte qui m'assaille devant un possible contact que je n'ai pas prévu. Les réflexes font irruption pour me protéger. Ils m'isolent également. Parfois, d'un geste, d'une pensée, je peux refuser Dieu comme s’il allait m’agresser, moi qui me veux autonome.
Pourtant, la main délicatement posée sur
la main d'un souffrant, la tête posée sur l'épaule de son amoureux, les embrassades
des amis qui se retrouvent après un éloignement ou une réconciliation, tous ces
contacts sont des signes très sensibles de la présence paisible de l'autre.
Comme si le contact accepté devenait la marque de la relation de confiance, de
l'attention et du respect de la personne dans tout son être.
Jésus touche les langues, les oreilles, les yeux, les mains. Il touche nos corps dans les sacrements par les gestes accompagnant les paroles. Jésus continue ces contacts qu'il a initiés. Ce ne sont pas des gestes magiques. Nul fluide, nulle énergie biochimique ne s'échappent de son corps. Mais la présence change tout. Pourra-t-elle dénouer mes peurs et me libérer de la solitude de mon autodéfense ?
(Carême dans la Ville)

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