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HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

21 mars 2014

L’eau vive ...

« L’homme de tous les temps et de tous les lieux désire une vie pleine et belle, juste et bonne, une vie qui ne soit pas menacée par la mort, mais qui puisse mûrir et grandir jusqu’à atteindre sa plénitude. L’homme est comme un marcheur qui, à travers les déserts de la vie, a soif d’une eau vive, jaillissante et fraîche, capable de désaltérer en profondeur son désir intime de lumière, d’amour, de beauté et de paix. Nous ressentons tous ce désir ! » 
Pape François

Laissons-nous guider par l’Esprit Saint, laissons-le parler à notre cœur et nous dire ceci : que Dieu est amour, que Dieu nous attend, que Dieu est le Père, il nous aime comme un véritable Père, il nous aime vraiment et ceci, seul l’Esprit Saint le dit à notre cœur. Soyons attentifs à l’Esprit Saint, écoutons-le et avançons sur ce  chemin d’amour, de miséricorde et de pardon. 

(Saint Jean 4, 5-42)
1. Aller au puits. La femme de Samarie vient puiser de l’eau comme elle l’a fait tant de fois auparavant. Quand elle n’a plus d’eau et qu’elle a soif, elle doit retourner au puits. L’eau qu’elle tire du puits ne peut la satisfaire que peu de temps. Nous pouvons passer toute notre vie comme cette femme, recherchant de petites choses qui satisfont notre soif - peut-être le plaisir, la dernière mode, un travail intéressant ou une amitié. Toutes ces choses sont aptes à nous satisfaire mais leur satisfaction est limitée et nous devons de nouveau ‘puiser’ notre bien-être. Vers quoi est-ce que je me tourne pour satisfaire ma soif de bonheur et de réalisation ? Réfléchissons sur les limites de cette satisfaction et comment nous sommes sans cesse obligés à chercher des moyens pour éteindre notre soif.
2. L’eau vive. La Samaritaine vient pour puiser de l’eau, comme à son habitude. Cette fois-ci, un juif se tient à côté du puits et il lui demande à boire. Elle est étonnée de sa demande parce que les juifs ne parlent pas avec des Samaritains. Un juif ne demanderait pas à une Samaritaine de lui puiser de l’eau parce que selon la loi juive, les seaux des Samaritains n’étaient pas propres. Malgré le choc initial, elle est disposée à converser avec lui. Elle ne comprend pas quand il lui offre de l’eau vive. Il est bientôt clair que cet homme lui parle de quelque chose beaucoup plus grande que l’eau du puits. Il parle de la vie de la grâce - l’eau vive- qu’il est venu donner à toute l’humanité. Il partage cette vie de grâce avec une telle abondance que quand nous acceptons son offre de grâce vivifiante nous n’avons plus besoin de satisfactions inférieures.
3. Nous devons demander cette eau. Jésus dit à la femme, "si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. " La femme ne sait pas qu’elle parle à la source même de la vie et de la grâce. Si seulement elle savait qu’elle parlait au Christ, elle lui supplierait de lui donner de cette eau qu’il veut nous offrir. Sans doute sommes-nous souvent proches de Jésus dans notre prière ou dans l’eucharistie, sans le reconnaître. Nous sommes comme la Samaritaine qui ignore qu’elle s’entretient avec le Christ. Seulement lorsque nous nous rendons vraiment compte de la proximité du Christ, quand nous conversons avec lui dans la prière, alors nous sommes capables de lui demander l’eau vive de sa grâce.
Catholique.org

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