Le vendredi qui suit le 2ème dimanche de la Pentecôte, le 15 juin... Aujourd'hui, on offre devant nos yeux corporels, ou mieux encore devant nos "yeux intérieurs" illuminés par la foi, la figure du Christ qui venant tout juste de mourir sur la Croix, a eu son flanc ouvert par un coup de lance infligé par le centurion, «…aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau» (Jn 19,34). Un spectacle angoissant et à la fois extrêmement éloquent! Dès le moyen âge et même dès l’Antiquité, les mystiques ont contemplé le côté ouvert de Jésus. Mais il faudra attendre la seconde moitié du XVIIème, le 20 octobre 1672 pour qu’un prêtre normand, Jean Eudes en célèbre la messe pour la première fois.
En 1675, Marguerite- Marie Alacoque, visitandine de Paray-le-Monial reçoit des révélations du Seigneur, ce qui contribuera à répandre ce culte.
Deux courants caractérisent la dévotion moderne au Sacré-Cœur, l’action de grâce pour la richesse insondable du Christ (Ep 3,8) et la contemplation réparatrice du Cœur transpercé (Jn 19,37). Dans les textes bibliques pour cette fête se trouvent en particulier la parabole de la Brebis perdue et retrouvée (Luc 15,4-7), l’invitation de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11,28) et le récit du corps transpercé du côté du Christ mort sur la croix. Les deux prières proposées portent la piété chrétienne vers le Cœur de Jésus. Il s’agit d’une action de grâce pour les merveilles de l’amour du Père envers les hommes et la réparation envers l’amour blessé.
(Une chanson pour prier...)



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