Dans une lettre à Juana Gratias, François Palau reconnaît humblement que "ce n'était pas sa mission"
"DIEU N'A PAS APPROUVÉ que sortent de mon esprit des communautés religieuses... Sa volonté connue clairement, par les oeuvres et les faits, je me désiste et renonce entièrement à cette idée".
Il se soumet à la volonté de Dieu: "Si ce n'était pas la volonté de Dieu de former des communautés religieuses, rendons-lui grâces et réjouissons-nous de notre échec et dispersion". Et il ajoute: "Nous, nous parlons, projetons, faisons et défaisons des plans...Dieu qui voit nos pensées rit peut-être d'elles, et il a dans sa sagesse, d'autres plans préparés".(Lettre 19).
Les frustrations se multiplient pour François: exil à Ibiza, fermeture de l’École de la Vertu, dissolution des communautés de Lérida et Aytona, etc. Ces expériences médités dans la solitude ainsi que les nouvelles possibilités offertes par le Concordat signé entre l’Église et l’État espagnol en 1851, mûrissent et enrichissent l'esprit du P. Palau, le conduisant d'une conception abstraite de l’Église (Dieu seul) à l’Église réelle et historique (Dieu et le prochain° et d'une Église locale (espagnole) à une Église universelle.
Cette nouvelle compréhension de l’Église le pousse à fonder une congrégation où s'harmoniseront l'action et la contemplation. Il se sent appelé à compléter en son temps l'oeuvre réformatrice de Thérèse d'Avila en récupérant la riche tradition contemplative et active du vieux tronc carmélitain.
"C'est la volonté de Dieu que se forme une société ou Ordre religieux qui réunisse en soi toute la perfection que renferment les règles données par Albert, patriarche de Jérusalem, au Carmel, et réformées par notre sainte mère Thérèse de Jésus, et c'est la volonté de Dieu, de la sainte et des hommes que s'unisse à la perfection de la vie contemplative l'action de l'enseignement, séparant une chose de l'autre ou les unissant selon que l'exigeront les besoins de l’Église". (Lettre 92)
("Un prophete de l’Église - Le bienheureux François Palau)


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