Aujourd'hui, nous fêtons la Saint-Barthélemy. Saint Jean,
l'évangéliste, nous raconte la première rencontre avec Jésus avec une telle
intensité que nous sommes transportés sur la scène. C'est sont des dialogues
des cœurs jeunes, honnêtes, sincères et c'est sublime!
Jésus rencontre Philippe par hasard et lui dit «suis-moi» (Jn 1,43). Peu de
temps après, Philippe, heureux de cette rencontre avec Jésus, cherche son ami
Nathanaël pour lui raconter que “enfin” il a trouvé celui dont parlent les
prophètes: «C'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth» (Jn 1,45). La réponse
qu'il reçoit de la part de Nathanaëlle n'est pas très enthousiaste, elle est
plutôt sceptique: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?» (Jn
1,46). Partout dans le monde, c'est pareil. Chaque ville ou village pense que
rien de bon ne peut sortir de leur ville ou village voisine… et vice-versa.
Mais Philippe ne se décourage pas. Etant de bons amis, il ne s'explique plus et
il l'invite à l'accompagner: «Viens, et tu verras» (Jn 1,46). Alors, il y va,
et cette première rencontre avec Jésus détermine sa vocation. Ce qui semblait
le hasard était, déjà bien préparé à l'avance, dans le plan de Dieu. Pour
Jésus, Nathanaël, n'est pas un inconnu: «Avant que Philippe te parle, quand tu
étais sous le figuier, je t'ai vu» (Jn 1,48). De quel figuier parle-t-Il?
Peut-être c'était l'endroit préféré de Nathanaël où il allait pour se reposer,
penser, s'isoler, …toujours sous le regard de Dieu. Comme nous tous. Mais pour
bien se rendre compte de l'amour infini de Dieu pour chacun d'entre nous, afin
d'être conscient que Dieu frappe à la porte et qu'Il m'appelle, nous avons
besoin de quelqu'un qui comme Philippe nous dira «Viens, tu verras». Quelqu'un
qui nous amène sur la route que Saint Josémarie appelle: «Chercher le Christ,
trouver le Christ, aimer le Christ».
Commentaire: Mgr. Christoph BOCKAMP Vicaire Régional de l'Opus Dei en Alemagne (Bonn, Allemagne)

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