Debout,
la Mère des douleurs, Près de la croix était en larmes, Quand son Fils
pendait au bois...
►Alors,
son âme gémissante, Toute triste et toute dolente, Un glaive le transperça. ►Qu'elle
était triste, anéantie, La femme entre toutes bénie, La Mère du Fils de Dieu! ►Dans
le chagrin qui la poignait, Cette tendre Mère pleurait Son Fils mourant sous ses
yeux. ►Quel
homme sans verser de pleurs Verrait la Mère du Seigneur Endurer si grand
supplice? ►Qui
pourrait dans l'indifférence Contempler en cette souffrance La Mère
auprès de son Fils? ►Pour
toutes les fautes humaines, Elle vit Jésus dans la peine Et sous les fouets meurtri. ►Elle
vit l'Enfant bien-aimé Mourir tout seul, abandonné, Et soudain rendre l'esprit. ►Ô
Mère, source de tendresse, Fais-moi sentir grande tristesse Pour que je
pleure avec toi. ►Fais
que mon âme soit de feu Dans l'amour du Seigneur mon Dieu: Que
je lui plaise avec toi. ►Mère
sainte, daigne imprimer Les plaies de Jésus crucifié En mon
cœur très fortement. ►Pour
moi, ton Fils voulut mourir, Aussi donne-moi de souffrir Une part de
ses tourments. ►Donne-moi
de pleurer en toute vérité, Comme toi près du crucifié, Tant que je
vivrai! ►Je
désire auprès de la croix Me tenir, debout avec toi, Dans ta plainte et ta
souffrance. ►Vierge
des vierges, toute pure, Ne sois pas envers moi trop dure, Fais que je
pleure avec toi. ►Du
Christ fais-moi porter la mort, Revivre le douloureux sort Et les
plaies, au fond de moi. ►Fais
que ses propres plaies me blessent, Que la croix me donne l'ivresse Du
sang versé par ton Fils. ►Je
crains les flammes éternelles;
Ô Vierge, assure ma tutelle A l'heure
de la justice. ►Ô
Christ, à l'heure de partir, Puisse ta Mère me conduire À la palme des Vainqueurs. ►À
l'heure où mon corps va mourir, À mon âme, fais obtenir La gloire du paradis.

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