En ce jour, je voudrais te raconter l’histoire de quelqu’une que j’aime bien: Bernadette Soubirous. Ca se passait au XIXème siècle, dans une petite bourgade de 4000 habitants au pied des Pyrénées: Lourdes.
Bernadette était l’aînée d’une famille nombreuse. Son père, François, était meunier. Ils habitaient le moulin de Boly: Bernadette l’appellera plus tard le « moulin du bonheur ». Toute petite, Bernadette avait été mise chez une nourrice à Bartrès (à 5 kms de Lourdes) parce que sa maman à la suite d’un accident, ne pouvait plus la nourrir. Au bout de quelques mois, elle revint à Lourdes. Mais le travail de meunier devint rare, les affaires marchaient mal, et toute la famille Soubirous tomba dans une profonde misère. Ils durent habiter une seule pièce dans l’ancienne prison (si tu vas à Lourdes n’oublie pas de visiter le cachot).
Bernadette dû repartir à Bartrès
pour garder les moutons chez son ancienne nourrice. Elle aurait pourtant tant
voulu aller à l’école et aller au catéchisme pour faire sa communion. Mais elle
ne le pouvait pas. Elle préféra rentrer à Lourdes retrouver la misère du cachot
pour pouvoir aller un peu au catéchisme et à l’école chez les sœurs. Un
jour qu’elle allait chercher du bois mort, avec sa sœur et son amie «Baloum»,
devant la grotte de Massabielle, elle entendit un grand vent, elle vit une
lumière dans le creux du rocher et au milieu de cette lumière une petite dame
vêtue de blanc avec une ceinture bleue. A dix huit reprises elle revint à cet
endroit et chaque fois la dame lui apparaissait. Elle ne savait pas encore que
c’était la sainte Vierge. Un jour la dame lui donna son nom: «je suis
l’immaculée Conception» qui est un nom qu'on donne à Marie. A chaque fois
Bernadette transmettait aux autres les paroles qu’elle entendait: «pénitence…
priez pour les pêcheurs» Bien sûr on se moquait d'elle et on ne voulait
pas la croire, on la menaça même de la mettre en prison si elle continuait à
aller à la grotte, mais Bernadette avait promis à la dame.
Très rapidement des pèlerins se
rassemblèrent en masse. Il y eu des guérisons miraculeuses avec l’eau de la
source que Bernadette avait fait jaillir. Après une longue enquête, l’évêque de
Tarbes déclara que Bernadette ne mentait pas et qu’elle avait bien vu la
Vierge. Entre temps, Bernadette avait pu faire sa première communion : ce fut
une grande joie pour elle. Elle avait pu apprendre à lire et à écrire. Quand
elle fut un peu plus âgée, elle quitta sa chère grotte, elle entra chez les
sœurs de Nevers au couvent St Gildas (on peut aussi le visiter si on va à
Nevers). Elle était souvent malade car l’asthme qu’elle avait quand elle était
enfant était revenu. Elle mourut à l’âge de 33 ans.
Sainte Bernadette, priez pour
nous.

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