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HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

15 mai 2012

L'Ermitage à Livron, 2° partie (video)


Le costume religieux de ces
 femmes célibataires
qui vivaient à l'Ermitage, fait problème: Pourquoi ces femmes sont-elles habillées en religieuses? Tous les milieux s'interrogent. 
Le conseil municipal de Caylus se pose la question. Le marie, sagement, dit que le costume de ces dames n'est pas de son ressort. 
Mgr Doney, évêque de Montauban (1844-1871), ancien professeur de philosophie, théologien, polémiste et écrivain remarqué, homme de bureau, "extérieur froid et sévère cachant un coeur aimant et sensible", interdit le costume et la vie en commun des "Thérésiennes".
Fautes d'obéissance, ces demoiselles seront privées des sacrements de pénitence et d'eucharistie. Or, elles refusent de se soumettre: elles sont dans leur propriété; elles n’appartiennent à aucune congrégation religieuse: l'évêque n'a aucun pouvoir sur leur manière de s'habiller. Les voilà privées de sacrements... Le Père Palau les défend en vain. 
Dès la nomination d'un nouveau curé à Caylus, en 1852, tout s'arrangea: les demoiselles retrouvèrent les sacrements, l'estime et la vénération de tout le monde. Elles sont désormais reconnues officiellement par le chanoine de Calvinhac comme gardiennes de Livron. La communauté de l'Ermitage, en 1847, comptait quatre demoiselles: Thérèse Christia (1802-1875), Marie Boy (1824-1893), Jeanne Gratias Fabre (1824-1903) et Virginia.

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