
St. Marc était un
natif de l’Afrique, né de parents Juifs qui appartenaient à la tribu des
Lévites. Sa famille vécut en Cyrène jusqu'à ce qu’ils furent attaqués
par certains barbares et perdirent leur propriété. Par conséquent, ils
s’installèrent à Jérusalem avec leur fils Jean Marc (Actes 12 :12, 25 ; 15 :37)
Apparemment, il reçut une bonne éducation et devint courant en Grec et en
Latin, en plus de l’Hébreux. Sa famille était très religieuse et intime avec le
Seigneur Jésus. Son cousin était St. Barnabas, et le cousin de son père était
St. Pierre. Sa mère, Marie, joua une part importante dans les premiers temps de
l’église à Jérusalem. Sa chambre haute devint la première église Chrétienne
dans le monde, où le Seigneur Lui-même institua la Sainte Eucharistie (Marc 14
:12-26) Là, aussi, le Seigneur parut aux disciples après Sa résurrection, et
Son Saint-Esprit vint sur eux.
Le jeune Marc était toujours associé
au Seigneur, qui l’a choisi comme un des soixante-dix. Il est mentionné dans
l’Ecriture dans un certain nombre d’évènements liés au Seigneur : Il était
présent dans les Noces de Cana en Galilée, et il était l’homme portant la
cruche, quand les disciples étaient allés préparer une place pour la
célébration de la Pâque (Marc 14 :13, 14 ; Luc 22 :11). [Il était aussi l’homme
qui s’était enfui tout nu avant la Crucifixion (Marc 14 :51,52)] Alors,
l’église insiste sur appeler St. Marc « Théorimos », c’est-à-dire « Celui qui a
vu le Seigneur », pour empêcher les contrefaçons de certains historiens.
ST. MARC ET LE LION
1) Il
commence son Evangile en décrivant Jean Baptiste comme un lion rugissant dans
le désert. (Marc 1 :3)
2) Son histoire fameuse avec le
lion, comme elle nous a été transmise par St. Severus Ibn-El-Mokafaa : Une
fois, un lion et une lionne parurent à Jean Marc et à son père Arostalis alors
qu’ils voyageaient en Jourdain. Le père eut très peur et supplia son fils de
s’enfuir, alors que lui, il attendrait son destin. Jean Marc rassura son père
que Jésus-Christ les sauvera, et il commença à prier. Les deux bêtes tombèrent,
morts, et, comme résultat de ce miracle, son père crut en Christ, et il mourut
bientôt après cela.
En 68 Ap. J.-C., Pâques vint au même jour que la fête de Serapis. La foule païenne
furieuse s’était réunie au temple de Serapis en Alexandrie, puis elle descendit
et attaqua les Chrétiens qui célébraient Pâques (la Pasche Chrétienne) à
Baucalis. St. Marc fut saisi et traîné avec une corde à travers les rues
principales de la ville. Les foules criaient : « Le bœuf doit être emmené à
Baucalis » qui est un lieu à pic, plein de pierres, où ils nourrissaient les
bœufs utilisés comme sacrifices aux idoles. La nuit tombante, le saint fut jeté
en prison, où il fut réconforté par la vision d’un ange, le fortifiant, disant
: « Maintenant, ton heure est venue, ô Marc, le bon ministre, pour recevoir ta
récompense. Sois encouragé, car ton nom a été écrit dans le livre de la vie… »
Quand l’ange disparu, St. Marc remercia Dieu de lui avoir envoyé Son ange…
Soudain, le Sauveur Lui-même parut et lui dit : « La paix soit avec toi, Marc,
mon disciple et mon Evangéliste ! » St. Marc commença à crier : « Ô Mon
Seigneur Jésus ! », mais la vision disparut !
Le lendemain matin, probablement
durant la procession triomphante de Serapis, il fut traîné de nouveau à travers
la ville, jusqu'à la mort. La chair de son corps fut déchirée, et leur
intention était d’incinérer ses restes, mais du vent souffla et la pluie tomba comme
des torrents, et la populace se dispersa. Les Chrétiens volèrent son corps et
l’ensevelirent secrètement dans une sépulture qu’ils avaient gravée dans une
pierre sous l’autel de l’église.
Ses reliques
Pendant le schisme qui éclata entre
les Coptes et les Melkites, ces premiers gardaient la tête alors que le corps
restait avec ces derniers. En 644 Ap. J.-C., un soldat se glissa dans l’église
où la tête était ensevelie. Il la prit à son bateau, sous l’impression qu’elle
était un trésor. Plus tard, quand Amr Ibn-El-Aas (chef des troupes arabes)
ordonna les bateaux de quitter l’Alexandrie, ce bateau en particulier ne put
pas bouger. Finalement, le soldat dut confesser et Amr la rendu au Pape
Benjamin.
Le corps du saint ne resta pas en
Egypte, car il fut volé et pris en Venise par certains marchands Italiens. Ils
construirent une cathédrale énorme au nom de St. Marc, croyant que St. Marc
était leur patron. En 1968, une partie de ses reliques, qui est maintenant
gardée à la nouvelle cathédrale au Caire, fut offerte au Pape Egyptien Cyrille
(Kyrollos VI) par le Pape Paul VI.
Source: Introduction à l'Eglise Copte
Orthodoxe, par Père Tadros


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