Pages

HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

25 avr. 2013

Qui était St. Marc ?


St. Marc était un natif de l’Afrique, né de parents Juifs qui appartenaient à la tribu des Lévites. Sa famille vécut en Cyrène jusqu'à ce qu’ils furent attaqués par certains barbares et perdirent leur propriété. Par conséquent, ils s’installèrent à Jérusalem avec leur fils Jean Marc (Actes 12 :12, 25 ; 15 :37) Apparemment, il reçut une bonne éducation et devint courant en Grec et en Latin, en plus de l’Hébreux. Sa famille était très religieuse et intime avec le Seigneur Jésus. Son cousin était St. Barnabas, et le cousin de son père était St. Pierre. Sa mère, Marie, joua une part importante dans les premiers temps de l’église à Jérusalem. Sa chambre haute devint la première église Chrétienne dans le monde, où le Seigneur Lui-même institua la Sainte Eucharistie (Marc 14 :12-26) Là, aussi, le Seigneur parut aux disciples après Sa résurrection, et Son Saint-Esprit vint sur eux.

Le jeune Marc était toujours associé au Seigneur, qui l’a choisi comme un des soixante-dix. Il est mentionné dans l’Ecriture dans un certain nombre d’évènements liés au Seigneur : Il était présent dans les Noces de Cana en Galilée, et il était l’homme portant la cruche, quand les disciples étaient allés préparer une place pour la célébration de la Pâque (Marc 14 :13, 14 ; Luc 22 :11). [Il était aussi l’homme qui s’était enfui tout nu avant la Crucifixion (Marc 14 :51,52)] Alors, l’église insiste sur appeler St. Marc « Théorimos », c’est-à-dire « Celui qui a vu le Seigneur », pour empêcher les contrefaçons de certains historiens.


ST. MARC ET LE LION 

         
Le lion est le symbole de St. Marc pour deux raisons :
1) Il commence son Evangile en décrivant Jean Baptiste comme un lion rugissant dans le désert. (Marc 1 :3)
2) Son histoire fameuse avec le lion, comme elle nous a été transmise par St. Severus Ibn-El-Mokafaa : Une fois, un lion et une lionne parurent à Jean Marc et à son père Arostalis alors qu’ils voyageaient en Jourdain. Le père eut très peur et supplia son fils de s’enfuir, alors que lui, il attendrait son destin. Jean Marc rassura son père que Jésus-Christ les sauvera, et il commença à prier. Les deux bêtes tombèrent, morts, et, comme résultat de ce miracle, son père crut en Christ, et il mourut bientôt après cela.

Son Martyre

En 68 Ap. J.-C., Pâques vint au même jour que la fête de Serapis. La foule païenne furieuse s’était réunie au temple de Serapis en Alexandrie, puis elle descendit et attaqua les Chrétiens qui célébraient Pâques (la Pasche Chrétienne) à Baucalis. St. Marc fut saisi et traîné avec une corde à travers les rues principales de la ville. Les foules criaient : « Le bœuf doit être emmené à Baucalis » qui est un lieu à pic, plein de pierres, où ils nourrissaient les bœufs utilisés comme sacrifices aux idoles. La nuit tombante, le saint fut jeté en prison, où il fut réconforté par la vision d’un ange, le fortifiant, disant : « Maintenant, ton heure est venue, ô Marc, le bon ministre, pour recevoir ta récompense. Sois encouragé, car ton nom a été écrit dans le livre de la vie… » Quand l’ange disparu, St. Marc remercia Dieu de lui avoir envoyé Son ange… Soudain, le Sauveur Lui-même parut et lui dit : « La paix soit avec toi, Marc, mon disciple et mon Evangéliste ! » St. Marc commença à crier : « Ô Mon Seigneur Jésus ! », mais la vision disparut !

Le lendemain matin, probablement durant la procession triomphante de Serapis, il fut traîné de nouveau à travers la ville, jusqu'à la mort. La chair de son corps fut déchirée, et leur intention était d’incinérer ses restes, mais du vent souffla et la pluie tomba comme des torrents, et la populace se dispersa. Les Chrétiens volèrent son corps et l’ensevelirent secrètement dans une sépulture qu’ils avaient gravée dans une pierre sous l’autel de l’église.


Ses reliques

Pendant le schisme qui éclata entre les Coptes et les Melkites, ces premiers gardaient la tête alors que le corps restait avec ces derniers. En 644 Ap. J.-C., un soldat se glissa dans l’église où la tête était ensevelie. Il la prit à son bateau, sous l’impression qu’elle était un trésor. Plus tard, quand Amr Ibn-El-Aas (chef des troupes arabes) ordonna les bateaux de quitter l’Alexandrie, ce bateau en particulier ne put pas bouger. Finalement, le soldat dut confesser et Amr la rendu au Pape Benjamin.
Le corps du saint ne resta pas en Egypte, car il fut volé et pris en Venise par certains marchands Italiens. Ils construirent une cathédrale énorme au nom de St. Marc, croyant que St. Marc était leur patron. En 1968, une partie de ses reliques, qui est maintenant gardée à la nouvelle cathédrale au Caire, fut offerte au Pape Egyptien Cyrille (Kyrollos VI) par le Pape Paul VI.

Source: Introduction à l'Eglise Copte Orthodoxe, par Père Tadros

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire