C'est la maison où vivaient "les gardiennes" du Sanctuaire de
Notre-Dame de Livron à partir 1847. La communauté comprenait: Thérèse
Christia, Marie Boy, Jeanne Gratias, Virginia et assez souvent Eugénie de
Guérin et Félicie de Roque feuil.
Cette communauté n'avait pas demandé de
statut canonique. Thérèse Christia était née en 1802 d'une famille de
commerçants des environs de Perpignan. Entrée chez les Clarisses de cette
dernière ville le 11 novembre 1835, elle avait prononcé ses voeux le 23 mai
1837. Avec l'autorisation de ses supérieur, elle était sortie du couvent en
1840, pour des raisons de santé. Pendant deux ans à Mondésir (1844-1846), elle
avait suivi la direction spirituelle du P. Palau et avait été approuvée par lui
dans son projet de créer un gardiennage de Notre-Dame de Livron. Dans un
arrangement de famille, elle avait acquis des biens importants qui lui
permirent, dans un premier temps, de payer le terrain acheté par le Père Palau
et de bâtir l'Ermitage.
Voulait vivre l’idéal carmélitain, elle avait revêtu, dans sa propriété, un costume marron foncé et portait une croix au bras comme le Père. De ses derniers, elle aménagea la colline, bâtissant des clôtures, organisant un sentier pour descendre à la Chapelle, affermissant des terrasses, défrichant quelques espaces transformés en jardins, plantant des chênes truffiers, des buis et des figuiers. Pour cela, pendant plus d'un mois de l’été 1847, "en cette année si malheureuse pour le pauvre", elle a donné à manger, tous les jours, à plus de vingt ouvriers, parmi lesquels les Frères Carmes regroupés...
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