Pages

HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

6 mai 2013

L'Halte Spirituelle MAI :« Intériorité chez Elisabeth de la Trinité »




"Vis au-dedans avec les Trois dans le ciel de ton âme." 

Elisabeth de la Trinité dévoile sa spiritualité par le récit de son expérience personnelle. Elle le fait sous diverses formes d'écrits.

Sa spiritualité
"Vis au-dedans avec les Trois dans le ciel de ton âme". Elisabeth résume sa spiritualité dans une lettre à sa petite sœur. Cet "au-dedans" est une invitation à rejoindre sa propre intériorité, car cette intériorité est habitée par Dieu. "Les Trois" correspondent à l'amour trinitaire auquel la carmélite consacrera toute sa vie de prière.

Elisabeth a découvert son amour pour Jésus à l'occasion de sa première communion : elle est profondément émue par l'amour que le Christ dévoile sur la croix. Elle est touchée par celui qui a voulu venir sauver le monde, qui a pris un tel chemin pour le libérer du mal qui l'opprime. Comme le Christ offre son humanité, Elisabeth ne voit pas d'autre voie que d'offrir à son tour sa propre humanité. C'est pourquoi elle entre au carmel, un ordre qui se donne précisément pour vocation de contempler l'humanité du Christ.

Par l'intermédiaire de saint Paul, elle rencontre ce qu'elle avait déjà entendu au catéchisme : l'Homme est prédestiné à être la louange de la gloire de Dieu. Ainsi, il a à devenir ce qu'il est, en laissant l'Esprit établir Dieu en lui. Elisabeth de la Trinité vouera ainsi son existence à : l'amour de Dieu, aux trois personnes divines et à la louange de la gloire de Dieu.

Dans sa prière à la Sainte Trinité, datée du 21 novembre 1904, elle parle de sa vie avec Dieu comme de sa vie avec les "Trois". En premier lieu, elle demande au Dieu Trinité de "l'aider à s'oublier entièrement pour s'établir en lui". Elisabeth qui s'adresse à Dieu regarde également chaque personne divine. A celui qui s'est incarné, elle veut rendre amour pour amour et pour cela fait appel à l'Esprit, avant de se tourner vers le Père pour qu'il la contemple.

Ses écrits
Elisabeth s'est livrée à l'écriture d'un journal intime. Celui-ci commence par "J'ai eu aujourd'hui la joie d'offrir à Jésus plusieurs sacrifices sur mon défaut dominant [la colère], mais comme ils m'ont coûté !", et se termine par "Qu'Elisabeth disparaisse, qu'il ne reste que Jésus seul". On y trouve les paroles de son amour pour Jésus : "Je veux te rendre amour pour amour, sang pour sang". Elle a également laissé des notes, feuilles dans lesquelles elle livre sa prière, sa réflexion, ses élans d'amour pour Jésus. 

Dans ses poésies, Elisabeth livre son expérience spirituelle : telle une "épouse", elle veut vivre avec Jésus, pour toujours. Pour ses soeurs, plus particulièrement, elle veut chanter cet amour divin qu'elle contemple.Dans sa correspondance, Elisabeth trouve un autre lieu privilégié où exprimer la charité de son cœur. La jeune fille reste proche de ceux qu'elle a quittés, sachant la souffrance que son entrée au carmel a causée, en particulier à sa mère et à sa sœur.

Ses lettres, parfois plus élaborées, prennent la forme de véritables "traités spirituels". Avec "Le ciel dans la foi", la carmélite livre à Guite, sa jeune sœur avec qui les échanges spirituels ont été nourris, une forme de retraite (en 10 jours) en guise de testament. Dans la "Dernière retraite", Elisabeth, à l'aube de sa mort, exprime une dernière fois l'essentiel de sa spiritualité : s'ouvrir à l'amour de Dieu, vivre dans le silence et dans la foi, avec les trois personnes divines. La "Grandeur de notre vocation" est une longue lettre, petit traité d'ascétique et de mystique à destination d'une amie. "Laisse-toi aimer", enfin, est un billet à l'attention de sa Prieure, mère Germaine, qui lui apprit à être carmélite et la guida lors de son agonie.

Le plus célèbre de ses écrits restera une prière datée du 21 novembre 1904, fête de la présentation de Vierge Marie au temple. Retrouvée après sa mort, elle est aujourd'hui traduite en pas moins de 32 langues. Elisabeth Catez, jeune fille chrétienne, désire très tôt devenir religieuse. Elle entre au  Carmel de Dijon à l’âge de 21 ans, prenant le nom d’Elisabeth de la Trinité, et meurt à 26 ans. Ses écrits dévoilent son exceptionnelle intériorité, et ses lettres à ses proches développent le sens de la vocation baptismale, qui trouve son commencement et son accomplissement en l’Amour de la Trinité présente dans le cœur de l’homme.

(Elisabeth de la Trinité - 18 juillet 1880, 9 novembre 1906 - Béatifiée le 25 novembre 1984)
source: croire

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire