"Le baptême commencement d'une croissance et non pas couronnement d'une perfection."
M. L'Abbé Pierre Del Marco
M. L'Abbé Pierre Del Marco
3° Le baptême chrétien
Il vient au terme d'un cheminement, d'une rencontre, d'une adhésion à la personne de Jésus-Christ. la foi telle que la présente le Nouveau Testament n'est pas d'abord l'acceptation d'un certain nombre de vérités religieuses ou de comportements moraux élevés, elle est une relation vivante avec "Quelqu'un" dont la vie et la présence sont source d'illumination et de joie. (P 34, 5-12)
Il n'est pas le couronnement d'une perfection, mieux il est l'entrée dans un mouvement, une mise en route, une entrée dans le mystère, le mystère Pascal: passage de la mort à la vie, d'une "ténèbre" à une lumière, d'une erreur à une vérité et ce dans la réalité du quotidien et durant toute la vie. On n'aura jamais fini de "se laisser saisir". Voilà pourquoi le baptême fait partie des sacrements à caractère qu'on ne reçoit qu'une seule fois car c'est chaque jour qu'il vécu.
Les deux types de solidarité:
*Solidarité en Adam (Gn 2 et 3) et
*Solidarité en Jésus-Christ (Rm 5,12 en suivants et Ph 2,5-11)
*Solidarité en Adam (Gn 2 et 3) et
*Solidarité en Jésus-Christ (Rm 5,12 en suivants et Ph 2,5-11)
Quelques expressions à bannir du vocabulaire: "le baptisé devrait être meilleur que les autres", "devrait donner l'exemple", "mieux se conduire", "bien qu'athée il set remarquable"... A tout être humain, croyant ou non, il est proposé un unique idéal à atteindre: devenir un HOMME. Si ma foi me met sur cette route elle est dans le bons sens. Si elle fait de moi un timoré ou un fanatique persécuteur elle est à revoir intégralement. Même chose pour l'athéisme, il n'est pas l'ouverture au "faire n'importe quoi" mais route vers l'humanisme. S'il fait de moi un fanatique ou un persécuter, il est à revoir intégralement.
Cette entrée dans le mystère,cette solidarité avec la personne du Christ, donne naissance à l’Église, Corps de Christ (I Co 6, 15. Ep 1,22). Nos vieux catéchismes traduisaient cette vérité en disant le péché originel est effacé par le baptême et ils insistaient sur le fait qu'il est transmis de génération en génération exprimant ainsi la réalité évidente que nous naissons dans un monde où le mal existe avant nous et sans nous (Catéchisme de l’Église Catholique n° 1279).
Conclusion - I Co 12, 12-31:
"Or vous êtes le Corps du Christ, et membres chacun pour sa part".


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