Je me rends parfois au Venezuela dans une mission, et là réellement, dans leur pauvreté, les gens se rendent compte que leur vie ne tient qu'à un fil et que leur existence est fragile. Cette situation leur permet de voir plus facilement è à voir que c'est le Seigneur qui leur donne la stabilité, que leurs vies sont entre les mains de Dieu. Au contraire ici chez nous, dans notre société consommatrice, nous avons tellement de choses que nous pouvons tomber dans la tentation de croire que ces choses nous apportent sécurité, qu'une grande corde nous soutient. Mais en réalité comme pour les pauvres notre vie ne tient qu'à un fil. Mère Thérèse de Calcutta disait: «Dieu ne peut remplir ce qui est déjà rempli d'autres choses». Nous sommes en danger de prendre Dieu comme un élément de plus dans notre vie, un livre de plus dans la bibliothèque, important, d'accord, mais un livre de plus tout de même. Et de ne pas le considérer vraiment comme notre Sauveur.
Tant pour les riches comme pour les pauvres, personne ne peut se sauver lui-même. «Mais alors, qui peut être sauvé?» (Mc 10,26) demandent les disciples. «Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu» (Mc 10,27), leur réponds Jésus. Confions-nous tous entièrement à Jésus et que cette confiance se manifeste dans nos vies.
Commentaire: Abbé Xavier SERRA i Permanyer (Sabadell, Barcelona, Espagne)

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