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HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

29 mars 2013

Vendredi, un regard vers le Moyen-Orient...


Cette année 2013, les méditations qui accompagneront le rite du chemin de Croix à Rome se tourneront vers le Moyen-Orient. Benoit XVI avait confié la méditation du Chemin de Croix à des jeunes libanais, par le biais du Cardinal Béchara Rai, patriarche maronite d’Antioche. À travers le parcours du chemin de croix, dans une démarche de foi, c’est toute l’Église qui s’unit au Christ souffrant, animée par l’espérance en Sa résurrection. Vendredi, en communion avec le nouveau Pape François, c’est sur l’Eglise souffrante du Moyen-Orient que les cœurs des chrétiens du monde entier se pencheront.
Pour les «peuples souffrants, en particulier ceux du Moyen Orient».
Jésus est chargé de sa croix. Dès la IIstation, les jeunes libanais appellent dans leurs méditations à prier pour les peuples du Moyen-Orient, implorant le Christ qui s’est identifié au plus faible à leur « donner la force pour porter leur croix d’espérance».  VIIe station – Jésus tombe pour la deuxième fois -, les méditations portent au dialogue interreligieux. Elles sont directement tirées de certains passages de Ecclesia in Medio Oriente,  l’Exhortation Apostolique signée par le pape Benoit XVI au Liban en septembre 2012 faisant suite au synode des évêques du Moyen-Orient. Le texte invite les fidèles des « diverses religions » à « se mettre ensemble au service du bien commun » (E.A. Ecclesia in Medio Oriente, n° 27-28). La méditation de la Xe station – Jésus est dépouillé de ses vêtements – exhorte à prier pour « tous les enfants dépouillés par tant de difficultés (…) et affaiblis par l’émigration » au Moyen-Orient et « à trouver le courage de rester dans leurs pays pour annoncer la Bonne Nouvelle.»
«Étoile de l’Orient, indique-nous la venue de l’Aube !»
« Qu’il est triste de voir cette terre bénie souffrir dans ses enfants qui s’entredéchirent avec acharnement, et meurent ! » (E.A. Ecclésia in Medio Oriente, n°. 8). Jésus est descendu de la croix et confié à sa mère. Pour la XIIIe station, les jeunes libanais incitent les fidèles du monde entier à prier  pour les victimes des guerres et de la violence qui dévastent divers pays du Moyen-Orient. Et poursuivent par cette supplication pressante : « Fais, Seigneur, que le sang des victimes innocentes soit la semence d’un nouvel Orient plus fraternel, plus pacifique et plus juste. »
 Les méditations se concluent par un appel au retour aux sources: «que cet Orient recouvre la splendeur de sa vocation de berceau de civilisation et de valeurs spirituelles et humaines»«Étoile de l’Orient, indique-nous la venue de l’Aube ! Amen» (Amélie de La Hougue)
Réflexion...
  • 1) Utilisons notre imagination pour contempler les évènements du Vendredi Saint. Essayons de visualiser intérieurement la souffrance de Jésus. Prenons notre temps. Contemplons un moment en particulier qui touche une corde sensible de notre âme. L’important est de laisser notre cœur s’émouvoir par l’amour de Jésus pour nous. Il s’est offert afin d’effacer nos péchés: « A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu’il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés. C’est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu’il recevra, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.» (Isaïe 53 :11-12)
  • 2) L’humiliation est une attaque contre notre dignité humaine. Notre valeur en tant que personne s’en trouve touchée. Comme nous souffrons quand nous sommes humiliés! Accepter par amour d’être humilié revient à accepter une mort intérieure. C’est accepter de mourir à soi-même. C’est bien ce que le Christ a accepté par amour pour nous. Il s’est laissé humilié par amour pour moi pour que je devienne humble par amour pour lui. «Le Christ lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a jamais commis de péché ni proféré de mensonge : couvert d’insultes, il n’insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec justice. Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice : c’est par ses blessures que vous avez été guéris.» (1Pierre 2 :21-24)
  • 3) Regardons Jésus sur la croix. Imaginons-Le suspendu au bois de la croix, agonisant, son corps meurtri au point d’être méconnaissable. Chaque instant des trois longues heures doit sembler une éternité. Contemplons l’humanité du Christ: «Il s’est fait homme de la Vierge Marie…Il est l’agneau silencieux, l’agneau immolé, l’agneau né de la Vierge Marie. Il a été arraché au troupeau, traîné jusqu’à l’abattoir, immolé le soir, et enterré la nuit. Aucun de ses os n’a été brisé, son corps n’a pas connu de corruption. Il est Celui qui est ressuscité des morts, et qui a relevé l’homme des profondeurs du tombeau.» (D’une homélie du jour de Pâques du saint Melito, évêque de Sardis)
Prière
Seigneur, que la contemplation de ta passion et de ta mort remue mes sentiments, touche mon cœur et, surtout, atteigne ma volonté. Aide-moi à percevoir la profondeur de ton amour pour moi et pour toutes les âmes. Que ton amour sacrificatoire allume en moi un grand désir de sauver des âmes.

Sources : Catholique.net / Radio Vatican

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