Lors de la cérémonie de Noël lundi soir dans la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape Benoît XVI a appelé à la paix, notamment au Proche-Orient, et condamné la violence religieuse.
Dans son message traditionnel de Noël, le pape Benoît XVI a exprimé lundi soir son inquiétude face au monde contemporain occidental. Lors d'une messe solennelle de plus de deux heures célébrée dans la Basilique Saint-Pierre de Rome, il a condamné le refus de Dieu, tout en dénonçant les violences faites en son nom, une «maladie» de la religion.
«Nous sommes totalement remplis de
nous-mêmes, si bien qu’il ne reste aucun espace pour Dieu. Et c’est pourquoi il
n’y a pas d’espace non plus pour les autres, pour les enfants, les pauvres, les
étrangers», s'est exclamé Benoît XVI, qui a parcouru l'ensemble de la basilique
pour faire passer son message aux fidèles. «Les méthodes de notre pensée sont
organisées de manière qu’au fond, Il ne doit pas exister. Même s’Il semble
frapper à la porte de notre pensée, Il doit être éloigné par quelque
raisonnement. La pensée, pour être considérée comme sérieuse, doit être
construite de façon à rendre superflue "l’hypothèse Dieu". Il n’y a
pas de place pour Lui.
Pourtant, «là où Dieu est
oublié ou même renié, il n’y pas non plus de paix… Aujourd’hui, des courants de
pensée répandus soutiennent le contraire: les religions, en particulier le
monothéisme, seraient la cause de la violence et des guerres… il conviendrait
avant tout de libérer l’humanité des religions. Le monothéisme, la foi dans le
Dieu unique, serait tyrannie, cause d’intolérance. Il n’est pourtant pas vrai
que le "non" à Dieu rétablirait la paix. Si la lumière de Dieu
s’éteint, la dignité divine de l’homme s’éteint.
Le Pape, a reconnu que «dans
l’Histoire, le monothéisme a servi de prétexte à l’intolérance et à la
violence» et qu' «une religion peut devenir malade (...) quand l’homme pense
devoir prendre lui-même en main la cause de Dieu, faisant ainsi de Dieu sa
propriété privée».
Appel
à la paix
Le souverain pontife a
profité pour lancer un appel à la paix, notamment au Proche-Orient. En
Palestine, berceau de la religion chrétienne, le Christ étant né à
Bethléem. Tout comme en Israël, en Syrie, au Liban et en Irak. Il a plaidé
pour «que les chrétiens puissent y maintenir leur demeure» et que «chrétiens et
musulmans construisent ensemble leur pays».
(Cfr. AFP / Vincenzo Pinto)

.jpg)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire