Être veilleurs, c'est accepter de ne pas laisser tomber les bras quand vient la nuit... Être veilleurs, c'est à dire aux dormeurs comme aux insomniaques, a ceux qui n'attendent plus rien, qu'un autre temps arrive. Être veilleurs, c'est être témoins du temps qui passe, appelés à dire toute notre espérance en Celui qui vient et qui fait toutes choses nouvelles...
"Aujourd'hui, début de la nouvelle année liturgique,
nous prenons la résolution de renouveler notre enthousiasme et notre lutte
personnelle pour atteindre la sainteté, la nôtre et celle de tous.
Dans l’Évangile d'aujourd'hui l'Église nous y invite et nous rappelle
en même temps la nécessité d'être toujours prêts, toujours “amoureux” du
Seigneur: «Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s'alourdisse
dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie» (Luc 21,34).
Mais notons bien un détail important chez les
amoureux: cette attitude d'éveil —de préparation— ne peut pas être
intermittente mais doit, au contraire, être permanente. C'est pour cela que le
Seigneur nous dit: «Restez éveillés et priez en tout temps» (Luc 21,36). En tout
temps!: Voici la mesure juste de l'amour. La fidélité ne consiste pas à des
“maintenant oui, maintenant non”. Il est donc très opportun que notre rythme de
piété et de formation spirituelle soit un rythme habituel (jour après jour,
semaine après semaine). Ah si nous pouvions vivre chaque journée avec la
mentalité d'un débutant; ah si chaque matin —à notre réveil— nous parvenions à
dire: —aujourd'hui je suis né (merci, mon Dieu!); aujourd'hui je reçois le
baptême; aujourd'hui, je fais ma Première Communion; je me marie... Pour
persévérer d'un air joyeux il faut “re-recommencer”, il faut se renouveler.
Nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente. Le jour viendra où même «les puissances des cieux seront ébranlées» (Luc 25,26). Bonne raison pour nous tenir sur nos gardes! Mais, en ce temps de l'Avent, l'Église ajoute un beau motif pour notre joyeuse préparation: certainement, un jour les hommes «verront le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 25,27), mais maintenant Dieu arrive sur la terre dans la douceur et la discrétion; comme un nouveau-né, au point que «le Christ fût emmailloté dans des langes et placé dans une crèche» (Saint Cyrille de Jérusalem). Seulement un esprit attentif peut découvrir en cet Enfant la grandeur de l'amour de Dieu et de son salut (cf. Ps 84,8)."
Nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente. Le jour viendra où même «les puissances des cieux seront ébranlées» (Luc 25,26). Bonne raison pour nous tenir sur nos gardes! Mais, en ce temps de l'Avent, l'Église ajoute un beau motif pour notre joyeuse préparation: certainement, un jour les hommes «verront le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 25,27), mais maintenant Dieu arrive sur la terre dans la douceur et la discrétion; comme un nouveau-né, au point que «le Christ fût emmailloté dans des langes et placé dans une crèche» (Saint Cyrille de Jérusalem). Seulement un esprit attentif peut découvrir en cet Enfant la grandeur de l'amour de Dieu et de son salut (cf. Ps 84,8)."
Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)


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