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HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

3 janv. 2013

Le plaidoyer de Benoît XVI pour la paix et l’espérance !

Au fil des célébrations de la nouvelle année, Benoît XVI a explicité le sens de l’espérance chrétienne. À l’occasion de la Journée mondiale de la paix, il a notamment renouvelé son appel à éduquer les jeunes à la justice et à la paix.

« ÉDUQUER LES JEUNES À LA JUSTICE ET À LA PAIX », « UN DÉFI »

Le lendemain, dimanche 1er  janvier, c’est aux dimensions du monde, et de son avenir, que Benoît XVI a explicité son message – déjà publié – à l’occasion de la 45e  journée mondiale de la paix, célébrée ce jour sur le thème : « Éduquer les jeunes à la justice et à la paix » . Pour lui, il y a là un« défi ».  Car ces jeunes, constate-t-il, « regardent aujourd’hui avec une certaine appréhension le  futur, manifestant des attentes dans leur vie qui méritent attention »,  notamment « la difficulté à former une famille et à trouver une situation professionnelle stable, à contribuer au monde de la politique, de la culture et de l’économie pour la construction d’une société plus humaine et plus solidaire ».  
 « Dans l’ère actuelle, fortement marquée par la mentalité technologique, vouloir éduquer et non seulement instruire ne va pas de soi, mais est un choix. »  En un mot, éduquer ou enseigner ? Pour Benoît XVI, pape enseignant mais aussi éducateur, la réponse est cruciale : il faut aider les jeunes à « développer une personnalité qui unisse un profond sens de la justice au respect de l’autre, à la capacité d’affronter les conflits sans autoritarisme, à la force intérieure de témoigner le bien même lorsque cela coûte sacrifice, au pardon et à la  réconciliation. »  
«L’URGENCE DE L’INTERVENTION DE TOUS LES CHEFS RELIGIEUX »
Enfin, clôturant ce cycle catéchétique, le pape s’est adressé à la foule, à midi. La place Saint-Pierre était ponctuée de centaines de ballons bleus, portés par les membres de la Communauté de Sant’Egidio, venus terminer sous les fenêtres du pape leur marche du 1er  janvier pour la paix. Derrière des délégations venues de tous les points chauds du monde (Irak, Afghanistan, Kivu…), des milliers de pèlerins silencieux ont écouté Benoît XVI, qui a demandé à Marie de « regarder avec tendresse tous les enfants meurtris par la violence, la guerre, les persécutions, et qui sont à la recherche d’un monde plus fraternel ».  
Cet appel avait été précisé, vendredi 30 décembre, dans L’Osservatore Romano,  par le cardinal français Jean-Louis Tauran. Réagissant aux attentats du 25 décembre au Nigeria,  le président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a affirmé qu’il est « inutile d’attribuer la responsabilité de telles horreurs à des franges extrémistes de l’une ou de l’autre religion »,  si le pape reste l’une des seules « autorités religieuses à continuer de diffuser – et pas seulement parmi les chrétiens – des sentiments de paix, de réconciliation, de justice, de solidarité fraternelle ». Avec une vigueur inédite, il a souligné « l’urgence de l’intervention de tous les chefs religieux afin d’inculquer dans les cœurs et les esprits de leurs fidèles une vraie mentalité de paix ».  
Comme en écho, une veillée de prière pour la vie et la paix a rassemblé quelques fidèles durant la nuit du réveillon, devant la crèche de la place Saint-Pierre. Un signal, certes faible mais pourtant vivace, de l’action des croyants pour la paix.
FRÉDÉRIC MOUNIER, à Rome

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