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HALTE SPIRITUELLE

8 JANVIER 2018:

"Loi, Justice et Sainteté"

Mgr Bernard GINOUX

12 juil. 2012

2° Le Sanctuaire et la Légende...











La légende classique quant à son thème, on peut la considérer comme « la dernière empoignade de la médiévalité entre un chevalier et un dragon », légende qui est sans doute la réactualisation d'une histoire plus ancienne, captée pour la plus grande gloire du Temple. Il faut rechercher les origines de la légende, dans les liens étroits qui rattachaient le sanctuaire de la Vierge au castrum de Caylus et à ses chevaliers.



Des bourgeois en tout cas y avaient leur sépulture et le pèlerinage semble assuré à la fin du XVè siècle. Nul ne s'est soucié d'identifier le héros, le chevalier de Lagardelle. On ne connaît pas de famille féodale ayant porté ce nom. On peut néanmoins proposer une explication simple, qui n'a pour elle que la proximité du sanctuaire marial et de la commanderie templière puis hospitalière de Lacapelle-Livron, distant de 2,5 km seulement. Au XIVè siècle, Lacapelle fut une commanderie magistrale de Dieudonné de Gozon, maître de l'Hôpital de 1346 à 1353. Ce chevalier issu du Rouergue voisin parait avoir surtout vécu à Rhodes dans l'entourage du chef de l'ordre avant même sa nomination de grand commandeur en 1337. Il reste surtout le héros d'un récit fabuleux. Il y eut certainement une part de réel à la base de sa légende répandue à travers tout l'Occident. On peut supposer que celle-ci ait été connue autour de Lacapelle-Livron cristallisée sur un site. Les termes Dragonnière et Drago sont des toponyme assez bien représenté en Quercy, en Rouergue et en Périgord. Si un lieu omporte quelque cavité, on peut y voir l'antre d'un drac : une Dragonière. En d'autres cas, il ne s'agirait que de la terre d'un certain Drago, nom d'homme germanique.  
bibliographie : Les templiers des pays d'oc et du Roussillon de Simon JEAN

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